Jugeant que les données sur l’habitation sont insuffisantes, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) propose un observatoire québécois de l’habitation. Les locataires aussi souhaitent avoir plus de statistiques sur la situation, mais ne s’entendent pas sur le moyen pour y parvenir.La CORPIQ veut que le Québec ait une instance dont le mandat serait de colliger des données fiables sur le logement pour mieux cerner les besoins réels de la population et guider les décisions publiques. L’observatoire qu’elle propose pourrait, entre autres, analyser l’évolution des besoins démographiques régionaux et les facteurs qui influencent le coût de l’habitation.La CORPIQ soutient que cela permettrait notamment de mieux orienter les investissements publics et privés. « On est dans un contexte électoral et on s’apprête à prendre des décisions qui vont engager des milliards de dollars pour l’habitation », relève, en entrevue avec Le Devoir, Éric Sansoucy, porte-parole de la CORPIQ. Il croit que les données compilées actuellement ne sont pas suffisantes pour comprendre les besoins des locataires et des propriétaires ainsi que pour prévenir une aggravation de la crise de l’habitation dans la province.Benoît Rullier, coordonnateur du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), partage cet avis. Toutefois, il ne comprend pas pourquoi un observatoire est demandé et que les propriétaires ne se tournent pas plutôt vers le Tribunal administratif du logement (TAL). Ce dernier, rappelle-t-il, à l’obligation légale de faire des études et d’établir des statistiques sur la situation du logement au Québec.Éric Sansoucy réplique que « ce n’est pas le rôle d’un tribunal [d’être] spécialiste de l’habitation ». Le TAL étant débordé avec toutes les causes qu’il doit entendre, il faudrait plutôt confier ce mandat à une autre instance, fait-il valoir.
Les propriétaires réclament un observatoire québécois de l’habitation
La CORPIQ souhaite avoir plus de données fiables concernant le logement au Québec.
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