Après plusieurs années de manque d’offre, le marché immobilier québécois semble avoir trouvé un certain équilibre, voire tendre vers une baisse de la demande. Mais si davantage de logements sont disponibles, ils ne sont pas plus abordables pour autant, prévient la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) dans un rapport publié mercredi.La lumière apparaît-elle au bout du tunnel de la crise du logement ? Pour 2026, la SCHL prévoit une augmentation de l’offre locative au Québec, comme en témoignent notamment les taux d’inoccupation prévus dans les trois régions métropolitaines du Québec analysées, soit celles de Montréal, Québec et Gatineau.Cette augmentation actuelle de l’offre s’explique par un boom immobilier locatif entamé il y a environ quatre ans, en pleine période de forte croissance démographique, explique au Devoir Francis Cortellino, économiste de la SCHL. À l’époque, beaucoup de ménages incapables d’acheter une propriété restaient « captifs du marché locatif », ce qui a incité les promoteurs à « construire surtout du locatif ». Ces logements sont aujourd’hui sur le marché, au moment où la demande — et la croissance démographique — a justement ralenti.Mais leur arrivée ne se traduit pas nécessairement par une baisse des loyers. Au contraire, le prix moyen du loyer d’un logement de deux chambres a continué d’augmenter, bien qu’à un rythme moins rapide qu’auparavant, tant à Montréal qu’à Québec ou à Gatineau.