Le marché immobilier au bord de l'asphyxie. Ce sont les professionnels du secteur, public comme privé, qui le disent. Même si l'offre globale affiche une légère hausse de 12,5% cette année, le volume total de biens disponibles reste inférieur de plus de 50% à ce qu'il était en 2019. Les étudiants se retrouvent ainsi pris dans un véritable étau, d'autant que la compétition s'intensifie.

Interrogé par RTL, David Benbassat, qui dirige le portail d'annonces immobilières Bien'ici souligne : "Les étudiants ne sont pas les seuls à chercher des studios ou des deux-pièces : d'autres profils - jeunes actifs, familles monoparentales, couples aux budgets restreints - sont en compétition pour les mêmes biens." À cela s'ajoute une pression démographique : sur les 700.000 bacheliers de cette année, si seulement 15% quittent le foyer, cela représente environ 100.000 nouvelles demandes qui déferlent au même moment.

Du côté du logement public, la pression est tout aussi forte. Le réseau des Crous, qui compte 920 résidences et 177.450 places, doit faire des choix stricts face à l'afflux de demandes. Florence Vu Van, adjointe à la communication de l'organisme public, rappelle la ligne maîtresse de l'institution : "L'accompagnement des étudiants dont la situation sociale est la plus fragile. Lors de la phase principale, les étudiants boursiers, en particulier ceux relevant des échelons les plus élevés, sont prioritaires."