Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société La pénurie de biens en location et l’augmentation des prix placent les étudiants en compétition avec d’autres catégories de population plus solvables, et la colocation participe des dispositifs de contournement de l’encadrement des loyers. Article réservé aux abonnés « Quand je suis arrivée à Paris, j’ai appelé un numéro pour un appartement qui n’était plus disponible, raconte Léa (qui n’a pas souhaité donner son nom et dont le prénom a été modifié), étudiante en économie. On m’a réorientée vers une chambre en colocation dans un grand immeuble. Il y avait encore les barrières du village olympique à côté quand j’ai emménagé. » Pour cet appartement de 75 mètres carrés situé dans la proche banlieue parisienne, Léa et ses trois autres colocataires paient 2 800 euros par mois. Un budget qui avoisine les 700 euros par personne, bien au-delà du loyer maximal autorisé par l’encadrement des loyers, en vigueur dans cette zone d’habitation. « Je cherchais spécifiquement ce type d’hébergement parce que c’est moins cher qu’un studio », précise pourtant Léa. Entre la pénurie de locations, le montant élevé des loyers, les dispositifs permettant de contourner leur encadrement – là où il existe – et les incertitudes sur le devenir de l’aide personnalisée au logement (APL), les obstacles au logement étudiant se multiplient. « Certaines choses ne changent pas, année après année, constate Thibaut Ehrhart, cofondateur de La Carte des colocs, une plateforme de recherche de colocation en ligne. La principale, c’est qu’il y a une concurrence assez féroce sur les logements pour les étudiants. » Il vous reste 83.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.