Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Jeunes générations Jeunes générations Jeunes générations Le fait de vivre dans des appartements exigus, trop chauds l’été et trop froids l’hiver, faute d’isolation ou de moyens pour se chauffer, éprouve le corps et la psyché des étudiants et des jeunes actifs. Article réservé aux abonnés Dans un coin de la chambre de Salomé (les personnes interrogées n’ont pas souhaité donner leurs noms de famille), des morceaux de couvertures de survie sont posés sur une chaise, prêts à être accrochés. La grosse vague de chaleur, qui a débuté à la mi-juin en France, n’est pas encore là lorsque nous l’interrogeons, mais la Lyonnaise de 29 ans est préparée. Lors du premier épisode caniculaire, survenu en mai, elle avait déjà dégainé les ciseaux pour découper les protections réfléchissantes à la taille de ses fenêtres, et sorti l’escabeau afin de les coller à l’aide d’un gros ruban adhésif. Un plan d’action destiné à limiter l’effet « bouilloire » de son logement, où la chaleur peut monter jusqu’à 38 °C. Cela fait quatre ans que la jeune diplômée en architecture a emménagé dans cette colocation proche du Vieux-Lyon, sans volets et avec de grandes fenêtres sur lesquelles le soleil tape toute une partie de l’après-midi. « Chaque été, on cuit un peu plus », déplore la jeune femme, qui décrit les « réveils en sueur » dans les nuits tropicales, l’épuisement qui dure et l’aspect « anxiogène » de l’ambiance calfeutrée dans sa pièce de 12 mètres carrés, une fois les couvertures installées. Il vous reste 86.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« C’est très dur de me dire que mon chez-moi est en train de me rendre malade » : le mal-logement et la précarité énergétique abîment la santé des jeunes
Le fait de vivre dans des appartements exigus, trop chauds l’été et trop froids l’hiver, faute d’isolation ou de moyens pour se chauffer, éprouve le corps et la psyché des étudiants et des jeunes actifs.











