Dossier

Canicules : catastrophes à répétition

Au Crous de Nanterre, les fortes chaleurs transforment la résidence étudiante en fournaise. Dans des appartements mal isolés, les étudiants décrivent des conditions de vie éprouvantes. Conscients du réchauffement climatique, tous se disent « angoissés ».

Nanterre (Hauts-de-Seine).– Le soleil a tout grillé. Les quelques étendues d’herbe ont brûlé, à l’image du potager en contrebas de l’immeuble A. Lundi 22 juin, il fait 38 °C à l’ombre sur le campus de la faculté de Nanterre. Les parkings bétonnés qui entourent les quatre bâtiments de la cité du Crous (centre régional des œuvres universitaires et scolaires) irradient une chaleur intense. Le béton fait même onduler l’air au-dessus du sol. Ici, chaque étudiant·e qui témoigne auprès de Mediapart assure « crever de chaud ».