Place des Vosges, dans le 4e arrondissement de Paris, à Paris, le 19 juin 2025. CHRISTOPHE ENA/AP

Le ventilateur tourne à plein régime. Inès Vullt, 20 ans, a ouvert en grand le vasistas de son petit studio de 16 mètres carrés, niché sous les toits d’un immeuble du 9ᵉ arrondissement de Paris. Elle tente désespérément de faire entrer un peu d’air frais. Mais, en pleine vague de chaleur, vendredi 20 juin, la moindre brise se fait rare. C’est son deuxième été dans ce logement et, comme l’année dernière, c’est la même rengaine pour l’étudiante : « Il y a toujours 10 °C de différence entre l’entrée de l’immeuble et ma chambre. C’est une fournaise. »

Depuis jeudi 19 juin, une vague de chaleur frappe la France. Ce samedi, seize départements sont toujours placés en vigilance orange canicule et une soixantaine en vigilance jaune, y compris Paris. Les températures pourraient atteindre 36 °C dans la capitale et ne devraient pas descendre sous la barre des 21 °C la nuit.

Dans le studio de la jeune femme, des livres et de vieux CD de rap s’empilent à côté d’un clic-clac qu’elle n’utilise presque plus. « Je préfère dormir par terre, à même le sol. Même avec un tapis, ça chauffe trop vite. » La nuit dernière a été éprouvante : « C’était atroce. J’ai dormi la tête dans le ventilateur, ça ne faisait rien, ça brassait juste de l’air chaud. »