Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Jeunes générations Jeunes générations Jeunes générations La jeunesse des quartiers populaires subit de plein fouet l’injustice climatique. Dans un entretien au « Monde », Inès Seddiki, fondatrice de l’association Ghett’Up, dénonce une précarité énergétique qui s’aggrave face aux chaleurs extrêmes sur fond d’indifférence institutionnelle et de stigmatisation sociale. Article réservé aux abonnés L’énième vague de chaleur qui déferle sur la France éprouve à nouveau les corps, en particulier de ceux qui ne peuvent pas se rafraîchir une fois rentrés chez eux. Parmi les plus exposés dans leur logement, on retrouve les personnes âgées, mais aussi les populations précaires urbaines : la jeunesse des quartiers prioritaires de la ville est ainsi en première ligne. Pour Inès Seddiki, la fondatrice de Ghett’Up – une association qui travaille en faveur de la justice sociale pour et avec les jeunes de quartiers populaires –, les situations climatiques extrêmes mettent la lumière sur l’indignité des conditions d’habitat et le mépris que subit cette jeunesse. En quoi les jeunes qui vivent dans les quartiers populaires sont-ils surexposés aux grandes chaleurs et au froid ? Les habitants des quartiers populaires, et les jeunes en particulier du fait d’une plus grande fragilité sociale, sont confrontés à un millefeuille de problématiques et d’injustices climatiques. Ils sont à risque à l’extérieur de chez eux, du fait de la grande minéralisation de leur environnement qui renvoie la chaleur, de l’absence d’espaces verts, d’une sous-dotation en infrastructures où se retrouver au frais ou encore de la pollution qui est majorée. La journée, ils sont souvent contraints de travailler sous une chaleur excessive, dans des bâtiments scolaires massivement dégradés et non isolés ou parce qu’ils occupent des emplois où ils sont exposés au soleil. Mais ils se trouvent aussi à risque lorsqu’ils rentrent le soir, à l’intérieur de leur habitat. Il vous reste 70.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.