Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Romans étrangers Romans étrangers Romans étrangers Les rapports difficiles entre les membres d’une famille britannique installée en France donnent lieu a des quiproquos en tous genres. Article réservé aux abonnés « Cette folle envie de tuer » (The Usual Desire to Kill), de Camilla Barnes, traduit de l’anglais par Cécile Arnaud, Flammarion, 300 p., 22 €, numérique 15 €. Plusieurs semaines après avoir lu le désopilant Cette folle envie de tuer, le souvenir de certains passages fait encore pouffer. Comme cette scène entre la narratrice, Miranda, et sa sœur aînée, Charlotte, à propos de leur père, qui use de sa surdité comme d’une arme. La seconde compte le « cuisiner » sur un mystérieux « incident » survenu des dizaines d’années plus tôt. La première commente : « Je n’imaginais pas quiconque cuisiner papa à propos de quoi que ce soit. Il ferait simplement semblant de ne pas avoir entendu. La Gestapo ne tirerait rien de lui ; il se contenterait de sourire et de répondre au hasard “Non pas de café, merci”, pendant qu’on lui arracherait les ongles de pied. » Dans le premier roman de Camilla Barnes, l’ouïe joue un rôle d’autant plus central que le livre fait du malentendu un socle de la communication familiale. Et peut-être bien, même, de toute relation. Les erreurs d’interprétation et les quiproquos en tous genres occupent largement Miranda, Charlotte et leurs parents. Par surcroît, ils permettent de tenir à distance les sujets douloureux sur lesquels chacun d’eux préfère garder le silence. Il vous reste 62.23% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Cette folle envie de tuer », premier roman de Camilla Barnes, se tient entre légèreté drolatique et mélancolie
Les rapports difficiles entre les membres d’une famille britannique installée en France donnent lieu a des quiproquos en tous genres.







