Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Romans francophones Romans francophones Romans francophones L’écrivaine et éditrice livre une évocation poétique de son arrière-grand-mère anglaise, Lily Kanovitch, et de Jean Genet, tous deux placés par l’assistance publique dans le même village du Morvan. Article réservé aux abonnés « Le Feu et la Rose », de Maud Simonnot, L’Observatoire, 266 p., 21 €, numérique 13 €. On aime chez Maud Simonnot l’éditrice avisée et l’écrivaine délicate : celle qui dirige désormais les activités d’Actes Sud et celle qui a fait paraître deux beaux romans teintés d’enfance, L’Heure des oiseaux et ­L’Enfant céleste (L’Observatoire, 2022 et 2020). On aime, en somme, celle qui vit d’abord dans les livres, lectrice érudite et sensible que l’on retrouve aujourd’hui dans Le Feu et la Rose, un récit empruntant son titre à la poésie de T. S. Eliot (1888-1965) pour désigner – symboliquement – ses deux personnages principaux. La « Rose », c’est Lily Kanovitch, l’arrière-grand-mère de l’autrice, anglaise et orpheline, dont elle va essayer de reconstituer l’histoire, assez romanesque et un peu lointaine. Le « Feu », c’est un autre orphelin, célèbre celui-là, puisqu’il est l’un de nos grands écrivains les plus singulièrement incandescents : Jean Genet (1910-1986). Maud Simonnot imagine ainsi de croiser leurs destins, dans un lieu qui constitue bien davantage que le décor de leur rencontre, le Morvan. Il vous reste 68.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.