Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Recueils de nouvelles étrangères Recueils de nouvelles étrangères Recueils de nouvelles étrangères Invitée à la Comédie du livre, dont « Le Monde des livres » est partenaire, l’écrivaine américaine y parlera de son éblouissant troisième recueil de nouvelles. Article réservé aux abonnés « La Bagarre » (Brawler), de Lauren Groff, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Carine Chichereau, L’Olivier, 256 p., 22 €, numérique 16 €. Au nombre des impénétrables énigmes de l’Univers se trouve le peu de goût du public français pour la nouvelle. Comment expliquer l’absence de faveur accordée à ce genre, plus encore, peut-être, dans une période caractérisée (veuillez pardonner ce truisme) par la raréfaction de l’attention, la baisse du nombre d’heures consacrées à la lecture ? Alors que les textes courts les plus réussis ont la faculté, en quelques pages, de combler autant qu’un (bon) roman. De donner vie à des mondes complets, de vous faire rire ou de vous broyer le cœur, de vous éblouir par leur intensité, de déposer dans votre esprit des phrases, des images, d’y graver la puissance d’une scène, la sécheresse implacable d’une chute ou l’immensité des possibles laissée ouverte par son ambiguïté… Lauren Groff fait partie des écrivains capables non seulement de réaliser ces divers miracles, mais de les réitérer au long de recueils entiers. La Bagarre est son troisième, après Fugues (Plon, 2009) et l’extraordinaire Floride (L’Olivier, 2019). L’Américaine, née en 1978, par ailleurs fieffée francophile, est invitée à la Comédie du livre, à Montpellier, dont « Le Monde des livres » est partenaire. Il vous reste 74.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.