Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Transports Transports Transports Le service d’accompagnement a du mal à suivre la très forte hausse de la demande d’assistance des passagers aériens, en particulier à Roissy. Conséquence, les situations dégradées voire indignes se sont multipliées. Les syndicats dénoncent des logiques de rentabilité délétères pour les voyageurs et les salariés. Article réservé aux abonnés Une vieille dame qui fond en larmes parce qu’elle a tellement attendu qu’elle ne sait pas si ses enfants viendront la chercher, des personnes en situation de handicap « posées » sur le caisson de climatisation d’une coursive étroite pendant presque deux heures, un homme de 90 ans laissé en plan au beau milieu d’un corridor sur un fauteuil roulant par son agent d’assistance… Ces scènes ne sont pas extraites du récit d’un Ehpad à la dérive mais constituent des témoignages récents de passagers aériens et de salariés des aéroports que nous avons récoltés. Ils mettent en évidence les sérieux dysfonctionnements de la prise en charge des personnes handicapées ou à mobilité réduite dans les aéroports parisiens. Une demi-douzaine d’assistants de mobilité que nous avons interrogés disent leur ras-le-bol, leur sentiment de maltraiter les personnes, leur honte et leur inquiétude des tensions croissantes entre eux et les personnes concernées et leurs familles. « Le service d’assistance à la mobilité réduite traverse une crise opérationnelle critique qui impacte directement la dignité des passagers et la sécurité des agents », résume sous le couvert de l’anonymat un élu syndical de Gimap, filiale de la société Alyzia, l’un des prestataires du Groupe ADP pour cette activité. Il vous reste 78.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« On est traités comme des bagages » : dans les aéroports parisiens, défaillances en série dans la prise en charge des personnes à mobilité réduite
Le service d’accompagnement a du mal à suivre la très forte hausse de la demande d’assistance des passagers aériens, en particulier à Roissy. Conséquence, les situations dégradées voire indignes se sont multipliées. Les syndicats dénoncent des logiques de rentabilité délétères pour les voyageurs et les salariés.








