Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Alors que l’Hexagone subit une vague de chaleur historique, les contraintes des salariés qui concourent à la rotation des vols (mainteneurs, bagagistes, avitailleurs…) à Roissy et à Orly se transforment en épreuve physique. Article réservé aux abonnés C’est une dalle de béton de 80 centimètres d’épaisseur. Une de celles sur lesquelles les avions gros-porteurs qui atterrissent à l’aéroport Roissy - Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise) finissent leur voyage. Ces jours-ci, les salariés qui y travaillent ont relevé des températures avoisinant – voire dépassant – les 60 °C. Parmi eux, Philippe Adnot, « technicien zone avion » chez Air France à Roissy. Ce spécialiste supervise et coordonne la bonne vingtaine de salariés qui s’affairent pour préparer l’appareil entre deux vols. Et il raconte les heures infernales de ce début d’été. « On travaille dans un four, témoigne le salarié de 57 ans qui est aussi délégué syndical SUD Aérien. Il y a la chaleur du béton, intense toute la journée puis restituée la nuit, mais il y a aussi le rayonnement de l’avion blanc, les tuyères et réacteurs brûlants à hauteur de visage, les freins portés à plus de 300 °C. Et, en ce moment, le moteur auxiliaire arrière fonctionne pour maintenir une forte climatisation dans la cabine et il recrache un air à plus de 130 °C. » « Les collègues cuisent sous l’avion », résume Nicolas Bohic, préposé à l’embarquement chez Air France, et qui de temps à autre expérimente lui aussi le tarmac chauffé à blanc. Il vous reste 82.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.