Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Alors que le code du travail prévoit que les entreprises sont tenues d’évaluer et de prévenir les risques pesant sur leurs salariés, certaines ont tenté d’anticiper les vagues de chaleur. Depuis fin mai, leurs mesures permettent de poursuivre sereinement le travail. Article réservé aux abonnés A Orange, dans le Vaucluse, le thermomètre n’en finit plus de dépasser les 30 ºC depuis le 15 juin. Sur les chantiers de l’entreprise Everest Isolation, une PME de 22 salariés, le travail commence à 6 heures et se termine, « dernier délai », à midi. « On perd des chantiers en refusant de s’y rendre l’après-midi, mais ce n’est pas le plus important », affirme Philippe Million, le gérant. Chaque jour, en moyenne, ses équipes se rendent sur deux chantiers, même en été. Entre le plafond et la toiture des maisons, les ouvriers doivent se contorsionner, combinaison et masque FFP2 enfilés, pour apposer des flocons de laine de verre et de fibre de bois. Sous les combles, les températures flirtent bien souvent avec les 50 ºC. « Les interventions peuvent durer plusieurs heures, explique Philippe Million, c’est un travail vraiment très pénible. » En réponse, le dirigeant de 68 ans met en place des semaines de moins de trente heures de travail. « On compense en hiver avec des journées qui peuvent durer près de neuf heures », développe-t-il. Des brumisateurs, des points d’eau et des fruits sont proposés aux salariés. Tout un aménagement qu’il chiffre entre 25 000 et 30 000 euros par saison. Un montant qui prend en compte le manque à gagner et les investissements réalisés pour le confort des ouvriers. « On le rattrape largement. L’adaptabilité cela ne coûte pas cher, au final : cela évite les arrêts maladie, les arrêts de travail, le turnover, qui nous feraient perdre bien plus d’argent », se félicite le chef d’entreprise. Il vous reste 74.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.