Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Transports Transports Transports Selon un rapport sénatorial dévoilé mercredi 24 juin, la piètre performance en matière de ponctualité des contrôleurs aériens français a coûté 840 millions d’euros aux compagnies en 2025. Pour endiguer un phénomène qui pourrait s’aggraver, le document préconise d’évaluer plus précisément l’efficacité des dispositifs de performance déjà mis en place, de raccourcir les délais de formation et un effort de productivité. Article réservé aux abonnés Les défaillances du contrôle aérien hexagonal pourraient-elles provoquer un grippage total de la mécanique européenne du transport aérien ? C’est l’alarmante question que pose un rapport sénatorial présenté mercredi 24 juin en commission des finances de la haute assemblée. Son principal rédacteur et rapporteur, le sénateur Union centriste de Seine-Saint-Denis, Vincent Capo-Canellas, y dresse un constat sévère de la performance du contrôle aérien français et suggère une série de mesures d’ampleur pour éviter ce qui pourrait s’apparenter à un scénario noir – économique et opérationnel – à l’échelle du continent. Le diagnostic, d’abord : la France est le plus mauvais élève européen en matière de retards imputables au contrôle aérien. En 2025, la direction des services de la navigation aérienne (DSNA) a généré à elle seule 6,6 millions de minutes de retard – autrement dit 110 000 heures –, soit une hausse de 60 % par rapport à 2019. Ces perturbations ont représenté 840 millions d’euros de surcoût pour les compagnies aériennes, sans compter les désagréments pour les passagers. Il vous reste 80.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.