"Maintenant les policiers ont le droit de tirer. Je n’irai plus fêter sur les Champs la victoire du PSG, je n’irai pas fêter si la France gagne la Coupe du monde, je n’irai pas à la Fête de la musique (…). Peut-être que j’abuse, mais je préfère abuser que de mourir." Cette vidéo, visionnée des centaines de milliers de fois et cumulant plus de 80.000 mentions "j’aime", résume les inquiétudes qui se propagent depuis l’adoption ce mardi 7 juillet de la proposition de loi sur la présomption de légitime défense des policiers.
Justine Probst, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature, présente mardi dernier à la conférence de presse à l'appel de l'association Stop aux violences d'État, interrogée par le média indépendant Basta Média explicite : "la logique initiale est que prendre le risque de tuer est l’exception. Or, la difficulté aujourd’hui c’est qu’on va dire aux policiers que le principe a changé. Dès maintenant, on va présumer que vous avez bien agi, et donc si vous tirez, on ne va pas venir chercher votre responsabilité".
Si cette loi passait, les policiers dans ce pays pourront se dire : 'je sors mon arme, je tire, et je suis couvert'.
L'avocat pénaliste Raphaël Kempf , interrogé par Basta Média.










