Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Chronique Isabelle Chaperon Chroniqueuse au service Economie Les cascades de holdings prisées par les entrepreneurs pour conserver la maîtrise de leurs affaires desservent parfois leurs ambitions, constate, dans sa chronique, Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde », en s’appuyant sur le redressement fiscal infligé au couple Arnault par la cour administrative d’appel de Paris. Publié aujourd’hui à 21h00 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Peu de détails ont filtré sur le mariage, célébré vendredi 3 juillet à New York, entre la chanteuse Taylor Swift et le footballeur américain Travis Kelce, sauf le plus important : les deux époux étaient habillés par Dior. Un joli coup pour la célèbre griffe de LVMH. Et un week-end d’anthologie pour Bernard Arnault, PDG de l’empire du luxe, invité vedette des célébrations du 4-Juillet à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Mais la justice administrative française a gâché la fête américaine à la gloire du milliardaire. La cour administrative d’appel de Paris a, en effet, publié, jeudi 2 juillet, une décision défavorable à Bernard Arnault et à son épouse, qui se voient infliger un redressement fiscal de 22,5 millions d’euros. La suite d’un long combat entre la première fortune française et Bercy. La famille Arnault, qui conteste cette décision, a fait savoir qu’elle préparait un recours devant le Conseil d’Etat. L’« actionnariat complexe » de LVMH est au cœur de ce contentieux fiscal, souligne le média en ligne L’Informé, qui a révélé l’information samedi. La famille Arnault contrôle, en effet, le géant du luxe à travers une cascade de holdings dont la structure faîtière, Pilinvest, est logée en Belgique. C’est là que s’est déroulée, en 2010, une opération dont le traitement fiscal donne lieu à des interprétations divergentes. Mauvais feuilleton judiciaire Les holdings, souvent enregistrées à l’étranger, sont prisées par les entrepreneurs pour optimiser leur situation vis-à-vis des autorités fiscales et assurer le contrôle de leurs affaires. Ces montages sont pointés du doigt, car ils posent la question légitime de l’équité fiscale. Mais on évoque rarement les risques de déstabilisation que des schémas d’actionnariat, parfois tarabiscotés, font courir aux entreprises. Le mauvais feuilleton judiciaire qui se joue autour du Groupe Castel, fleuron du négoce de vins et de bières, en est l’illustration. Il vous reste 29.01% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« La justice administrative française a gâché la fête américaine à la gloire de Bernard Arnault »
CHRONIQUE. Les cascades de holdings prisées par les entrepreneurs pour conserver la maîtrise de leurs affaires desservent parfois leurs ambitions, constate, dans sa chronique, Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde », en s’appuyant sur le redressement fiscal infligé au couple Arnault par la cour administrative d’appel de Paris.












