Bernard Arnault lors du Salon VivaTech, à Paris, le 17 juin 2026. ABDUL SABOOR/REUTERS
Le patron du géant mondial du luxe LVMH, Bernard Arnault, première fortune de France, s’est vu adresser un redressement fiscal de près de 22,5 millions d’euros, d’après une décision de la cour d’appel administrative de Paris, qu’il entend contester. Entre novembre 2025 et avril 2026, « le ministre de l’action et des comptes publics [David Amiel] a demandé à la cour (…) de remettre à la charge [du couple Arnault] la somme de 12,96 millions d’euros (…) et la somme de 9,5 millions d’euros », est-il écrit dans cette décision.
Dans le détail, M. Arnault et son épouse doivent verser au fisc 12 967 999 euros de « cotisations supplémentaires » pour 2010 (impôts, contributions sociales, majoration, intérêt de retard) et 9 507 181 euros au titre de l’impôt de solidarité sur la fortune entre 2012 et 2015.
Ce jugement s’apparente à un nouveau chapitre d’une longue saga financière, judiciaire et politique. « Le 2 décembre 2020, le tribunal administratif de Paris a déchargé [le couple Arnault] de l’ensemble de ces impositions et pénalités », est-il rappelé. En mars 2021 et novembre 2023, le ministre de l’économie − à l’époque Bruno Le Maire − a demandé à la cour administrative d’appel d’« annuler le jugement » du tribunal administratif. Demande rejetée avant que le Conseil d’Etat ne renvoie l’affaire devant la cour administrative d’appel.










