Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Zoologie Zoologie Zoologie Chronique Nathaniel Herzberg Inspirations saccadées d’un côté, longue inspiration volontaire de l’autre ? Deux équipes de chercheurs américains ont montré que ces apparences étaient trompeuses et qu’une même architecture olfactive nous rapproche des souris. Publié aujourd’hui à 15h30 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Les humains ont perdu une partie de leurs facultés olfactives. Même entraîné, il est peu probable qu’Homo sapiens sache reconnaître au nez un engin explosif dans une valise, une cargaison de drogue dans les enjoliveurs d’une voiture ou un cancer caché dans le sein d’une femme. Question de sensibilité, bien sûr. Mais aussi de méthode. Là où l’auxiliaire de police promène sa truffe en reniflant de façon brève et saccadée, nous humons le parfum d’une branche de lilas à grandes inspirations. Cette façon ample et continue de capter les odeurs ne nous sépare pas seulement du chien mais de tous les autres mammifères. La souris renifle dix fois par seconde pour explorer son univers olfactif, l’humain, une fois par seconde. C’est du moins ce que nous pensions. Deux articles publiés vendredi 3 juillet dans la revue Science Advances viennent mettre toutes les quilles par terre. L’équipe de Gordon Shepherd, à l’université Northwestern, près de Chicago (Illinois), se passionne depuis plusieurs années pour la dextérité manuelle des souris. Elle a notamment montré comment l’ongle du pouce caractérise le groupe des rongeurs au même titre que les longues incisives. C’est en filmant, grâce à des caméras robotisées, les animaux en train de s’alimenter librement que les chercheurs ont constaté qu’ils portaient à leur nez les aliments suspects avant de les renifler profondément en une seule fois. Il vous reste 67.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Les rongeurs et les humains sentent les odeurs de la même façon
CHRONIQUE. Inspirations saccadées d’un côté, longue inspiration volontaire de l’autre ? Deux équipes de chercheurs américains ont montré que ces apparences étaient trompeuses et qu’une même architecture olfactive nous rapproche des souris.








