Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Cultures brûlées, élevages décimés, baisse de production à deux chiffres pour certaines filières : les exploitants dressent le bilan des très fortes chaleurs de la fin juin et redoutent déjà les suivantes. Article réservé aux abonnés La canicule de la fin juin est terminée, mais l’agriculture française est entrée « en mode crise », selon les termes de la ministre, Annie Genevard, mercredi 1er juillet, sur BFM-TV. Signe de la gravité de la situation, le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, présidera, vendredi 3 juillet à 15 h 30, une réunion interministérielle sur les conséquences de la vague de chaleur pour le secteur. Les inquiétudes des paysans et de tout leur écosystème se conjuguent au passé, au présent, au futur. Le passé, c’est cette vague de chaleur « hors norme », toujours selon les termes de la ministre, qui a brûlé les feuilles, stoppé la croissance des cultures, mis en panne la fécondation des végétaux, ralenti la production de lait et décimé des élevages de volaille. Entre 2,5 millions et 3 millions de tonnes de volailles de chair ont été perdues en quelques jours. Rien que pour la Bretagne, ce sont 6 600 tonnes de volailles qui n’ont pas supporté l’élévation durable des températures. Même si les pertes ne représentent que 1 % de la production annuelle, « c’est un épisode historique qui n’est anodin ni au niveau individuel ni au niveau collectif », constate Yann Nedelec, directeur d’Anvol, la filière des volailles de chair. Il vous reste 85.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.