Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Moins de lait, des fruits plus petits et des œufs plus fragiles… La vague de chaleur printanière sans précédent intervient en pleine période de floraison des végétaux, notamment le blé. Les agriculteurs redoutent une mauvaise récolte. Article réservé aux abonnés Le troupeau de vaches s’est disséminé dans les virages caillouteux façon peloton dans un col du Tour de France. Mardi 26 mai, le cheptel de l’alpage école de Sulens (Haute-Savoie) fait sa traditionnelle « emmontagnée » dans la région des Aravis. Les 40 abondances et montbéliardes du lycée agricole de Contamine-sur-Arve vont prendre leurs quartiers pour quelques mois en altitude, dans un climat déjà estival. A midi, on approche des 25 °C, loin des températures caniculaires de la vallée. C’est déjà trop pour les animaux. « Elles tirent la langue, transpirent, bavent », observe, dans l’ascension, Lucie, étudiante en deuxième année de BTS. « Elles ont chaud ! » « Une vache, ça a besoin d’une température de 14 °C », décrit Amandine, élève en première année, en encourageant les bêtes sur les 300 mètres de dénivelé qui les séparent de l’estive. Les dernières journées du troupeau dans la plaine ont vu une baisse de production quotidienne de lait de 1 à 2 litres par vache, soit environ 10 % en moins, signe d’un stress thermique. « Au-dessus de 25 °C, elles sont vraiment au ralenti », résume Vincent Auray, directeur de l’exploitation qui sert de support pédagogique au lycée agricole. Il vous reste 82.52% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.