Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur L’intensification des phénomènes climatiques perturbe l’économie des exploitations agricoles qui font face à l’urgence de s’adapter à cette nouvelle donne, constatent, dans un entretien au « Monde », David Renaudeau et Inaki Garcia de Cortazar-Atauri, chercheurs à l’Inrae. Article réservé aux abonnés Des volailles qui meurent asphyxiées, des cultures qui s’assèchent, des courgettes qui ne se fertilisent plus, des petits pois qui grillent, des champs de céréales qui prennent feu au passage des moissonneuses… La vague de chaleur qui s’abat sur la France depuis la mi-juin touche durement les agriculteurs, trois semaines après la vague de canicule précoce du mois de mai. Chercheurs à l’Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), David Renaudeau, spécialiste des questions d’élevage, et Inaki Garcia de Cortazar-Atauri, agronome et directeur de l’unité Inrae Agroclim, analysent les conséquences à court et à moyen terme de ces événements climatiques pour tout le système agricole français. Cette canicule est-elle singulière pour le monde agricole ? Inaki Garcia de Cortazar-Atauri : Les températures sont proches de celles de la vague de chaleur de la mi-août de 2025. Or si, en août, les plantes sont en grande partie en train de finaliser leur cycle de développement, en juin, elles sont en phase de croissance, les fortes chaleurs peuvent altérer leur bon développement. De plus, après la canicule de mai, on assiste à un enchaînement d’événements extrêmes. Les organismes vivants peuvent être résilients face à un événement ponctuel très violent, mais la répétition pourrait les fragiliser un peu plus. Et, malheureusement, on ne peut pas écarter qu’il y ait un troisième épisode d’ici à septembre. Il vous reste 82.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.