Jordy Bouancheau, vice-président des Jeunes Agriculteurs : "On a vu une surmortalité généralisée"
L'agriculture a aussi souffert de la canicule. Alors qu'une grande partie de la France a vu refluer l'épisode caniculaire historique ce dimanche 28 juin, la vigilance sanitaire demeure dans le pays, dans la crainte d'une surmortalité. Santé publique France comptabilise depuis mercredi "environ 1.000 décès supplémentaires" par rapport aux mois précédents, un premier bilan probablement voué à s'alourdir.
Une surmortalité qui concerne aussi les animaux. La ministre de l'Agriculture Annie Gennevard a fait état aux Échos d'un "impact énorme" pour les filières animales, évoquant une "mortalité plus importante et une perte de production de lait", ainsi que "des pertes de récoltes, (...) notamment dans les céréales comme le blé, le maïs". Le bilan sera évalué "à la fin des moissons", a-t-elle précisé.
"10 à 20%" de pertes supplémentairesSur RTL, Jordy Bouancheau, vice-président des Jeunes Agriculteurs, évoque une "surmortalité généralisée, que ce soit dans des élevages plus intensifs, des élevages hors sol, et des élevages en plein air". "Les animaux qui s'en sortent le mieux, ce sont des animaux pour lesquels on a adapté leurs conditions de vie, c'est-à-dire avec des bâtiments avec une ventilation forcée avec de la brumisation", note-t-il, réclamant des "investissements liés à du confort, liés à de la ventilation et à de la brumisation".












