Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Emploi Emploi Emploi Management Management Management Incitations à démissionner, licenciements pour insuffisance… Certaines sociétés font usage de tous les leviers possibles pour alléger leur masse salariale, le plan de sauvegarde de l’emploi n’intervenant qu’en dernier recours. Article réservé aux abonnés Kenvue, une entreprise américaine de parapharmacie en passe d’être rachetée par le groupe Kimberly-Clark, s’inscrit dans une logique financière pilotée depuis les Etats-Unis. « Dans cette perspective, la priorité est d’embellir la mariée en allégeant les coûts salariaux », explique Christine (dont le prénom a été changé à sa demande), cadre de l’entreprise. La domiciliation d’une bonne partie des activités européennes à Zoug, en Suisse, permet déjà à la filiale française d’échapper à l’impôt par le jeu de l’optimisation fiscale, mais cela ne suffit apparemment pas à satisfaire les actionnaires : la direction de Kenvue a annoncé vouloir réduire le nombre total de ses salariés de 3,5 % dans le cadre du rachat. En complément, Kenvue France effectue des licenciements économiques (cinq en 2025 et sept en 2026), mais surtout des ruptures conventionnelles. La filiale française a ramené à 496 son effectif en 2025, contre 601 en 2020. Mais a évité le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), qui n’est obligatoire qu’à partir de 10 licenciements économiques par mois pour les entreprises de plus de 50 salariés. Souvent, le PSE n’intervient qu’en dernière extrémité, et n’a concerné que 56 000 salariés en 2024, selon le ministère du travail. Certes, le chiffre augmente, mais il demeure marginal au regard d’autres formes de départs contraints ou négociés (licenciements économiques, pour faute, ruptures conventionnelles…). Il vous reste 77.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.