Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Syndicats Syndicats Syndicats Face à un déficit du régime gérant le système d’indemnisation des demandeurs d’emploi qui pourrait atteindre 2,3 milliards d’euros en 2026, les représentants des travailleurs et des chefs d’entreprise ont réclamé un « abandon » de tout nouveau prélèvement de l’Etat qui empêche son désendettement et menace son modèle. Article réservé aux abonnés Le message ne date pas d’aujourd’hui mais il est martelé avec plus de solennité. Mercredi 17 juin, les syndicats et le patronat, qui copilotent l’assurance-chômage, ont exhorté le gouvernement à ne plus retirer de l’argent dans les caisses de ce régime. La requête peut être « presque » vue comme « une forme d’alerte », a déclaré Patricia Ferrand, la présidente (CFDT) de l’association paritaire Unédic qui gère le système d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Les organisations d’employeurs et de salariés ont pris l’initiative d’interpeller les pouvoirs publics lors d’une conférence de presse consacrée aux prévisions financières de l’assurance-chômage à l’horizon 2028. Les chiffres présentés à cette occasion montrent une légère dégradation de la situation, avec un déficit qui pourrait atteindre 2,3 milliards d’euros en 2026, soit 200 millions d’euros supplémentaires par rapport aux précédentes simulations dévoilées début mars. Le « trou » serait susceptible de s’approfondir un peu plus en raison du ralentissement de l’activité économique provoqué par la guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz. Ainsi, les dépenses d’allocation accordées aux personnes à la recherche d’un poste pourraient s’avérer supérieures à ce qui avait été anticipé au premier trimestre. Il vous reste 66.52% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.