Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Conditions de travail Conditions de travail Conditions de travail Lundi, les organisations de salariés et d’employeurs sont parvenues, à la quasi-unanimité, à une position commune face aux mesures de redressement du régime envisagées par l’exécutif. Elles espèrent ainsi pouvoir influer sur les décisions à venir. Article réservé aux abonnés Ils se sont efforcés de parler d’une même voix dans l’espoir de peser sur les arbitrages. Lundi 27 juillet, les acteurs sociaux ont exprimé, par écrit et à la quasi-unanimité, leur opinion sur les mesures envisagées par le gouvernement pour réaliser des économies dans la branche de la Sécurité sociale consacrée aux accidents du travail et aux maladies professionnelles (AT-MP). Le texte des syndicats et du patronat « appelle à la prudence quant aux orientations susceptibles d’être mises en œuvre », l’exécutif souhaitant redresser les comptes du régime à hauteur de 800 millions d’euros dès 2027. La branche AT-MP occupe une place un peu à part dans le système de solidarité français. Ses fondations ont été posées à la fin du XIXe siècle sur la base d’un compromis entre représentants des travailleurs et des chefs d’entreprise. Aujourd’hui, ces deux parties prenantes jouent un rôle actif dans la gouvernance du dispositif, financé exclusivement par des contributions des employeurs. Après avoir dégagé des excédents durant une décennie (sauf au moment de la crise sanitaire liée au Covid-19), le régime a replongé dans le rouge en 2025, avec un solde négatif de 200 millions d’euros. En 2026, le déficit pourrait encore se creuser et atteindre 1 milliard d’euros. Il vous reste 80.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.