Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Travail Travail Travail Face à des chiffres qui ne parviennent pas à baisser et l’émergence de nouveaux risques liés à la santé mentale ou aux vagues de chaleur, le nouveau plan Santé au travail 2026-2030 se cantonne à des mesures de prévention. Article réservé aux abonnés Le constat est sévère et implacable. En 2024, la France a enregistré 824 accidents du travail mortels, dont 764 dans le régime général et 60 dans le régime agricole. Un total qui monte à 1 297 si l’on inclut les accidents de trajet et les maladies professionnelles. Ce chiffre, qui ne baisse plus depuis plusieurs années, ne compte ni les fonctionnaires ni les indépendants. Une réalité qui s’impose progressivement aux gouvernements successifs, même si ces derniers peinent à apporter des réponses concrètes. Le nouveau plan Santé au travail 2026-2030 présenté, vendredi 5 juin, par le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, ne risque pas d’inverser la tendance à lui seul. Si la réduction des accidents du travail mortels « constitue une priorité centrale » de cette nouvelle stratégie pluriannuelle, elle ne propose aucun changement d’ampleur. Depuis 2004, le gouvernement construit tous les cinq ans avec les partenaires sociaux cette feuille de route en matière de santé au travail et de prévention des risques professionnels en entreprises. « C’est un vrai sujet que les accidents graves ne baissent pas suffisamment, c’est pour ça qu’il ne faut pas lâcher », affirme le ministre au Monde. Il vous reste 70.6% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.