Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Emploi Emploi Emploi Management Management Management Ce transfert par des entreprises à des associations est bien vécu par les structures et leurs employés. Néanmoins, le dispositif profite souvent aux plus grosses d’entre elles, et les entreprises peuvent être tentées d’imposer leurs conditions à ce partenariat. Article réservé aux abonnés Philippe Lestang, président de l’association Les Amis du chaudron, qui gère à la fois une coopérative alimentaire, une ressourcerie et un café participatif au Chesnay-Rocquencourt, dans les Yvelines, est un homme heureux. Depuis janvier, il accueille en mécénat de compétences Philippe Demy, mis à disposition de l’association par son entreprise, Allianz Technology, pour deux ans. « C’est une formidable opportunité pour notre petite association de cinq salariés, car nous bénéficions de sa compétence et de son expérience acquise en entreprise sans avoir à en supporter le coût », déclare Philippe Lestang. En effet, c’est l’entreprise de Philippe Demy qui lui verse sa rémunération. Il continue à bénéficier de ses congés et des avantages (mutuelle…) de sa société. En contrepartie, celle-ci bénéficie d’une réduction d’impôts de 60 % du salaire chargé. Un dispositif de transfert de compétences ainsi que de charge financière appréciable, à l’heure où le monde associatif est en grande difficulté. « Le secteur souffre plus que jamais du désengagement de l’Etat, explique Jean-Michel Pasquier, fondateur de Koeo, plateforme qui accompagne entreprises et structures d’intérêt général dans le mécénat de compétences. Des plans sociaux touchent de grandes associations telles que les Apprentis d’Auteuil ou le Secours catholique, et ce n’est pas fini. Dans ce contexte, le mécénat de compétences a toute sa place pour amortir le choc. » Il vous reste 76.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.