Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Emploi Emploi Emploi Tribune Collectif Dans une tribune au « Monde », les représentants des 12 associations du collectif Work with Refugees déplorent qu’un réfugié sur deux soit encore au chômage ou en inactivité trois ans après être arrivé dans son pays d’accueil, et encouragent les entreprises à se saisir pleinement de cette question. Publié hier à 18h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés En France, en 2026, 2,28 millions de postes sont à pourvoir, dont près de la moitié sont jugés comme recrutements difficiles. Pourtant, les personnes réfugiées sont nombreuses à chercher un emploi, déterminées et compétentes. Depuis dix ans, parfois davantage, les associations du collectif Work with Refugees (WWR) ont développé des solutions d’accompagnement et d’accès à l’emploi pour les personnes réfugiées et exilées. Elles interviennent sur toute la chaîne de l’inclusion économique : accompagnement, mentorat, formations qualifiantes, entrepreneuriat, recrutement, à travers le territoire. Elles ont accompagné plus de 15 000 personnes, parmi lesquelles des réfugiés, des primo-arrivants et, de façon plus générale, des personnes exilées. En moyenne, plus de 70 % d’entre elles trouvent un poste ou une formation certifiante à la suite de ces dispositifs. En France, 600 000 personnes bénéficient d’une protection internationale, contraintes de fuir leur pays car elles y risquent des persécutions du fait de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un certain groupe social (lié au genre ou à l’orientation sexuelle, par exemple) ou de leurs opinions politiques, ou font face à des violences graves. En France, elles bénéficient de la protection internationale en accord avec la convention de Genève de 1951. Une fois le statut de réfugié obtenu, ces personnes sont autorisées à résider durablement en France et à travailler dans les mêmes conditions qu’un Français, sans besoin de visa. Le paradoxe est le suivant : malgré une motivation très forte, des compétences avérées, le constat est qu’un réfugié sur deux est encore au chômage ou en inactivité trois ans après son arrivée dans le pays. En parallèle, 74 % des employeurs français déclarent faire face à une pénurie de talents. Pourquoi tant d’entreprises restent-elles à l’écart ? Pas par mauvaise volonté. Parmi les entreprises qui ne recrutent pas de réfugiés, 44 % citent le manque d’information et 31 % le manque d’occasions comme principaux freins. Les freins pour les entreprises sont réels, certes, – la langue, l’administratif, la reconnaissance des diplômes –, mais ils sont surmontables. Il vous reste 61.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.