Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Parcours de réfugiés Parcours de réfugiés Parcours de réfugiés L’Office français de l’immigration et de l’intégration estime qu’un tiers des personnes à la rue dans la capitale ont le statut de réfugiés. Mais faute de logement et de travail, une partie d’entre elles se retrouvent dans le campement informel du 10e arrondissement. Article réservé aux abonnés Ce village de toile s’étire sur plusieurs centaines de mètres. Des tentes par dizaines et d’innombrables couchages usés par les intempéries. Et, au milieu, des rats qui se faufilent et se cachent sous les matelas. Il y a aussi ce vacarme incessant de la circulation et du métro aérien. Et, partout, des visages épuisés. Il n’y a pas grand-chose à faire dans ce camp de migrants, posé sur le terre-plein central du boulevard de la Chapelle, dans le 10e arrondissement de Paris, où vivotent quelque 850 Afghans, Erythréens ou Sud-Soudanais. Certains font défiler sans fin des vidéos TikTok sur leur téléphone, d’autres jouent aux petits chevaux sur un écran fissuré, d’autres encore prient en égrenant les perles de leur chapelet. Ici, les journées s’écoulent pour beaucoup dans l’attente : une réponse pour un travail ou un logement, un rendez-vous administratif ou une consultation médicale. Début juin, en ce lundi après-midi du début du mois de juin, les équipes de Médecins du monde ont garé leur camion à l’entrée du boulevard, à deux pas de la station de métro Stalingrad. Devant la portière arrière, des hommes attendent leur tour pour voir une infirmière ou une docteure. A l’intérieur, les consultations prennent parfois des allures de confession. Les soignants, avec l’aide de traducteurs, auscultent des corps marqués par la route, nettoient des plaies et distribuent quelques médicaments. « Beaucoup de primo-arrivants sont de jeunes Soudanais, il en vient tous les jours », constate Paul Alauzy, le coordonnateur de la veille sanitaire de l’association. Il vous reste 77.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
A Paris, sous les tentes du métro Stalingrad, « l’errance » sans fin des exilés
L’Office français de l’immigration et de l’intégration estime qu’un tiers des personnes à la rue dans la capitale ont le statut de réfugiés. Mais faute de logement et de travail, une partie d’entre elles se retrouvent dans le campement informel du 10e arrondissement.








