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Les faitsDe nombreuse familles sans domicile occupent les lieux. Elles ont rejoint les salariés en grève, qui alertent sur le manque de moyens dévolus à l’hébergement d’urgence.

« Je ne veux pas partir. Ce que je veux, c’est un hébergement à Paris. » Merlinda, 32 ans, est inquiète. Venue d’Haïti en 2019, elle a déjà été envoyée dans le Puy-de-Dôme, pendant six ans, en attendant l’examen de sa demande d’asile en France. Mais elle est revenue à Paris cet été, pour fuir son conjoint violent, et s’est retrouvée à la rue avec ses trois filles de 6, 8 et 9 ans. Depuis deux semaines, elle a rejoint de nombreuses familles sans domicile installées sur le parvis et au sous-sol du bâtiment du Samusocial de Paris, dans le 13e arrondissement. Mais mercredi 12 août, la préfecture de la région Ile-de-France, la préfecture de Paris et la préfecture de police ont publié un arrêté demandant l’évacuation du site, occupé par « environ 400 personnes parmi lesquelles 150 mineurs et des femmes enceintes », avant 20 heures.

« Les conditions d’hygiène et de sécurité (…) sont particulièrement préoccupantes », justifie la préfecture, alors que la canicule « risque d’aggraver considérablement la situation sanitaire déjà très dégradée ». Elle constate aussi que l’occupation du Samusocial, associée à un mouvement de grève, « altère considérablement [le] fonctionnement quotidien » de l’organisme et réduit la prise en charge des personnes vulnérables.