Une personne sans abri, à Paris, le 6 mai 2026. JOEL SAGET / AFP

La section CGT du Samusocial de Paris a annoncé la prolongation d’un mouvement de grève, qui entrera, jeudi 23 juillet, dans son deuxième mois. L’initiative a été lancée pour protester contre « la remise à la rue de trop nombreuses familles » hébergées en urgence depuis l’activation du plan Grand Froid fin décembre 2025, ainsi que contre « des suppressions des nuitées d’hôtel ».

A l’appel du syndicat, « écoutants sociaux du 115 », gestionnaires de planning, juristes, éducateurs, agents de maraude, travailleurs sociaux et médecins manifestent chaque semaine, selon la même source. Cette grève avait notamment perturbé fortement le fonctionnement du 115 – le numéro d’hébergement d’urgence – en période de canicule.

Selon la direction, le Samusocial de Paris fait face à un dépassement de son plafond annuel de dépenses consacrées à l’hébergement. « Nous sommes obligés de refuser des personnes très prioritaires, comme des femmes enceintes, parce que les places sont occupées depuis janvier par des personnes non prioritaires. L’Etat nous a demandé de réétudier ces situations », avait expliqué, à la fin du mois de juin, Vanessa Benoît, directrice de la structure.