Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Emploi Emploi Emploi Tribune Hugo Huet Président du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse Dans une tribune au « Monde », le président du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse, Hugo Huet, rappelle combien le chômage des jeunes est élevé en France, avec de sérieuses conséquences économiques. Cette situation est d’autant plus regrettable que certaines filières (industrielles et numériques notamment) peinent à recruter. Publié aujourd’hui à 11h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Après quelques années d’embellie, le chômage des jeunes repart à la hausse. En 2025, 21,5 % des jeunes ont été au chômage, soit une augmentation de 3,9 points en deux ans. Ce qui place la France loin derrière la moyenne européenne, établie à 14,7 % à la fin de l’année dernière. Par ailleurs, 1,5 million de jeunes ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en recherche d’emploi. C’est un record absolu. Pourtant, aucun candidat à la présidentielle ne semble en faire une priorité. Or, un taux de chômage des jeunes élevé, ce sont des conséquences directes pour notre économie. Un coût budgétaire considérable d’abord, avec des dépenses sociales qui augmentent et des rentrées fiscales amoindries. Plus de jeunes qui travaillent, ce sont plus de jeunes qui payent des impôts et des cotisations sociales, et moins de jeunes qui bénéficient d’aides sociales. L’état actuel de nos finances publiques ne nous permet donc pas de faire l’impasse sur cet enjeu crucial. C’est aussi un capital humain gaspillé, sous-utilisé, qui pénalise l’innovation et la croissance. Selon le Cercle des économistes, l’intégration économique des jeunes sans emploi pourrait contribuer à une croissance de 0,4 point de PIB. Enfin, c’est une bombe à retardement pour notre système de retraites et pour le financement de la protection sociale. La nécessité de choix tranchés Les causes de cette situation sont multiples : des diplômes qui ne garantissent plus automatiquement un emploi qualifié, une entrée trop tardive des jeunes sur le marché du travail, une baisse considérable du soutien public à l’apprentissage, l’émergence de l’IA et la disparition de nombreux métiers de juniors. Pourtant, nous sommes confrontés à un paradoxe : dans de nombreux secteurs, et notamment dans les filières industrielles ou numériques, les entreprises peinent à recruter des jeunes talents français et sont contraintes de se tourner vers une main-d’œuvre étrangère mieux qualifiée. Une étude de 2025 précise ainsi que 90 % des entreprises industrielles ont connu des difficultés de recrutement en 2024. Former les jeunes Français aux métiers qui demain assureront notre souveraineté industrielle, numérique, énergétique doit dès lors être une absolue priorité. Il vous reste 42.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Présidentielle 2027 : « Les candidats ne doivent pas oublier que l’emploi des jeunes est une priorité absolue »
TRIBUNE. Dans une tribune au « Monde », le président du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse, Hugo Huet, rappelle combien le chômage des jeunes est élevé en France, avec de sérieuses conséquences économiques. Cette situation est d’autant plus regrettable que certaines filières (industrielles et numériques notamment) peinent à recruter.







