France SociétéJusticeReligion et laïcitéEducationRégionsDans nos archives. Le 9e Congrès mondial contre la peine de mort débute ce 30 juin à Paris. L’occasion de revenir sur le combat mené par Robert Badinter, et relaté dans L’Express, pour l’abolir en France. Plongée dans nos archives. Publié le 30/06/2026 à 06:30Robert Badinter, homme politique, juriste et essayiste français.PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP"Notre Justice est une Justice qui accepte de tuer. Elle a pour signe la peine de mort. [...] Notre Justice se reconnaît le droit de disposer de la vie d’autrui. Et c’est pour moi inacceptable." En juillet 1973, quelques mois après les exécutions de Claude Buffet et Roger Bontems, Robert Badinter s’exprime dans L’Express à l’occasion de la publication de son livre "L’Exécution". Cette affaire va le marquer pour le reste de sa carrière. Son client, Bontems, a été guillotiné alors qu’il n’était pas accusé de meurtre au contraire de Buffet. Il s’interroge alors "à quoi sert un avocat quand on exécute l'homme qu'il a défendu ?"Le collaborateur et avocat de L’Express, s’attellera dès lors à mettre fin à la peine de mort de plus en plus débattue dans l’opinion publique. Il mènera ce combat en France jusqu’à son abolition par François Mitterrand en 1981. Robert Badinter s’engagera également pour abolir la peine capitale à l’international. En 2001 à Strasbourg, il sera l’un des principaux animateurs du premier Congrès contre la peine de mort. Cette année, du 30 juin au 2 juillet, a lieu la neuvième édition de cette rencontre à Paris. L’occasion de revenir sur le combat de Robert Badinter relaté dans nos archives.Organisé tous les trois ans par l’association "Ensemble contre la peine de mort", ce rendez-vous permet aux abolitionnistes du monde entier de se retrouver pour faire entendre leurs voix. De nombreux acteurs (responsables politiques, organisations de la société civile, magistrats, journalistes…) échangent autour d’ateliers et de tables-rondes pour faire avancer le débat. Cette année, les discussions porteront sur le rôle des magistrats et des acteurs de la chaîne judiciaire dans le processus de l’abolition de la peine de mort. Elles mettront également les jeunes au centre de leurs réflexions pour encourager et pérenniser leur participation. Aujourd’hui, plus de 26 000 personnes sont condamnées à mort dans le monde et 47 Etats appliquent toujours la peine capitale.