Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Procès Procès Procès Les deux hommes, condamnés pour un meurtre commis en 1946 dans l’Indre, ont clamé leur innocence jusqu’à leur mort. L’espoir d’une réhabilitation a sans doute définitivement disparu. Article réservé aux abonnés Soixante-seize ans plus tard, Raymond Mis et Gabriel Thiennot sont toujours coupables, aux yeux de la justice française, du crime qui leur avait valu d’être condamnés à quinze ans de travaux forcés par la cour d’assises de la Gironde, en 1950 : le meurtre du garde-chasse Louis Boistard, le 29 décembre 1946, lors d’une partie de chasse dans la région de la Brenne, non loin de Châteauroux. La cour de révision a rejeté, jeudi 2 juillet, la requête déposée par les ayants droit de ces deux hommes qui, après avoir reconnu les faits dans un premier temps, avaient clamé leur innocence jusqu’à leur mort – en 2009 pour Raymond Mis, en 2003 pour Gabriel Thiennot –, affirmant avoir été contraints de passer aux aveux sous les coups des policiers. Les efforts du comité de soutien aux deux hommes, qui présentait là sa septième requête en révision depuis 1980, n’avaient jamais été aussi près d’aboutir : le 19 février, la commission d’instruction, antichambre de la cour de révision, avait reconnu que les aveux des chasseurs avaient été recueillis à la suite de violences exercées par les enquêteurs. En vertu d’une loi de 2021 taillée sur mesure pour les partisans de Raymond Mis et Gabriel Thiennot, cette décision avait entraîné l’annulation pure et simple desdits aveux, et permis, pour la première fois, le renvoi de l’affaire devant la cour de révision. En vain. Il vous reste 74.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Dans l’affaire Mis et Thiennot, la justice rejette la septième requête en révision : « C’est la fin du combat »
Les deux hommes, condamnés pour un meurtre commis en 1946 dans l’Indre, ont clamé leur innocence jusqu’à leur mort. L’espoir d’une réhabilitation a sans doute définitivement disparu.
















