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RécitEn 1950, Raymond Mis et Gabriel Thiennot ont été condamnés pour le meurtre d’un garde-chasse près de Mézières-en-Brenne, dans l’Indre. De leur vivant, les deux hommes n’ont cessé de clamer leur innocence. Depuis des décennies, leurs soutiens dans la région se battent pour obtenir leur réhabilitation. Mais des voix remettent en question ce combat. L’ultime épisode de cette histoire sans fin se déroulera le 11 juin devant la cour de révision.
A ce stade, s’agit-il encore de justice ou faut-il parler d’archéologie judiciaire ? C’est sur une affaire préhistorique, un meurtre en noir et blanc, un dossier tapé à la machine sur des feuilles jaunies par le temps que doit se pencher la cour de révision, jeudi 11 juin, à Paris. Mis et Thiennot : deux noms indissociables, quatre syllabes mythiques de l’histoire criminelle du pays, et une affaire passée à la postérité comme une erreur judiciaire majeure du XXe siècle : « l’affaire Dreyfus du Berry », dit-on là-bas. L’affaire Mis et Thiennot aura 80 ans cette année, le débat qui l’entoure n’est pas encore clos, mais, une fois passé entre les mains des treize magistrats de la plus haute juridiction française, le sort judiciaire des deux intéressés, lui, sera scellé : qu’ils soient réhabilités ou non, il n’y aura plus de recours possible.












