Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Justice Justice Justice L’avocat général s’est opposé, jeudi 11 juin, à la révision réclamée depuis près d’un demi-siècle par les ayants droit de ces deux hommes condamnés pour meurtre, et morts en 2003 et 2009. Décision le 2 juillet. Article réservé aux abonnés Quarante-six ans qu’ils attendaient ça. Quarante-six ans de lutte, de manifestations, de pression sur la machine judiciaire, depuis 1980, pour arriver jusqu’à cette audience, dans cette salle, devant ces juges, ceux de la cour de révision. Une cinquantaine de membres du comité de soutien à Raymond Mis (mort en 2009) et Gabriel Thiennot (mort en 2003) ont pris place, jeudi 11 juin, sur les bancs de la chambre criminelle de la Cour de cassation, au cœur du vieux palais de justice de Paris. Parmi eux, Léandre Boizeau, 86 ans, fondateur et figure emblématique du comité, et Thierry Thiennot, 67 ans, fils de Gabriel Thiennot. « Je suis ici pour laver l’honneur de mon père, a lancé ce dernier, ému, aux 13 juges face à lui. Dans ce dossier, il n’y a aucun doute. Ce ne sont pas eux les coupables ! » La cour de révision s’est alors plongée pendant près de six heures dans l’antique affaire Mis et Thiennot, controverse sans fin de l’histoire judiciaire française sur le point de connaître son épilogue, près de quatre-vingts ans après les faits. En décembre 1946, le cadavre d’un garde-chasse avait été retrouvé au bord d’un étang de la Brenne, à l’ouest de Châteauroux. Les soupçons s’étaient vite portés sur un groupe de chasseurs, parmi lesquels Raymond Mis et Gabriel Thiennot. Au cours d’une garde à vue de plus d’une semaine, les deux hommes, 20 ans et 19 ans, étaient passés aux aveux. Il vous reste 77.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Réparez cette injustice » : la réhabilitation de Mis et Thienno, condamnés pour meurtre en 1950, suspendue à l’interprétation de la cour de révision
L’avocat général s’est opposé, jeudi 11 juin, à la révision réclamée depuis près d’un demi-siècle par les ayants droit de ces deux hommes condamnés pour meurtre, et morts en 2003 et 2009. Décision le 2 juillet.












