Peine de mort : les exécutions se multiplient chez les récalcitrants à l'abolition
La ville de Paris accueille le neuvième congrès mondial contre la peine de mort ce mardi 30 juin jusqu'au jeudi 2 juillet 2026. Si le sujet n'est plus discuté dans l'Hexagone depuis 1981 grâce à Robert Badinter, il est toujours d'actualité dans d'autres pays, même si les nations qui abolissent la peine capitale sont de plus en plus nombreuses aujourd'hui.
Premier exemple : le Burkina Faso, qui a fait machine arrière sur la question. Le gouvernement militaire vient de réintroduire officiellement la peine de mort - abolie en 2018 - à cause des groupes armés djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique. La junte pourrait aussi viser les opposants politiques.
En Iran, les exécutions de dissidents ont doublé l'année dernière. Le total se porte à 1.639 personnes en 2025 selon les calculs d'un rapport publié conjointement par Iran Human Rights (IHRNGO) et ECPM (Ensemble contre la peine de mort), un record depuis 1989.
Un durcissement de la peine aux États-UnisEn Arabie Saoudite aussi, la dissidence est réduite au silence de manière radicale, tandis qu'aux États-Unis, Donald Trump a encouragé le recours à la peine de mort dès son retour à la Maison Blanche il y a un an et demi. Le président américain a même élargi les modes d'exécution. L'injection létale s'accompagne désormais de l'électrocution, du peloton d'exécution ou encore de l'inhalation de gaz mortel.











