Emmanuel Macron, lors de la réunion des chefs d’État du Groupe des Cinq (E5) et du secrétaire général de l’OTAN, à Berlin, le 24 juin 2026. LUDOVIC MARIN/AFP
Emmanuel Macron s’est alarmé, mardi 30 juin, de l’augmentation du nombre d’exécutions dans les pays où la peine de mort est toujours en vigueur et a exprimé son inquiétude quant aux projets allant à l’encontre du mouvement abolitionniste, notamment en Israël et dans les pays du Sahel.
« La peine de mort reste encore, dans de nombreuses régions du monde, une réalité », a déclaré le président de la République au 9e congrès mondial contre la peine de mort à la Maison de la radio, à Paris. « Jamais les exécutions n’ont été aussi nombreuses dans les pays qui ont encore ce principe », a-t-il souligné, « avec 2 707 personnes exécutées par les autorités de 17 pays seulement ».
Le chef de l’Etat a toutefois salué les récentes abolitions de la peine de mort en Zambie ou au Zimbabwe, ou encore les réformes visant à réduire le recours à la peine capitale dans d’autres pays depuis la dernière édition de ce principal rendez-vous abolitionniste mondial à Berlin en 2022. « Ces décisions nous rappellent qu’aucune fatalité n’attache durablement un peuple à la peine de mort et que l’abolition n’est pas un idéal lointain », a estimé M. Macron.










