Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Eau Eau Eau Tribune Monique Barbut Ministre de la transition écologique Ludovic Roux Président de la chambre d’agriculture de l’Aude Hélène Sandragné Présidente (PS) du conseil départemental de l’Aude Au moment où le projet de loi d’urgence agricole arrive devant le Sénat, la ministre, le président de la chambre d’agriculture de l’Aude, Ludovic Roux, et la présidente du Conseil départemental de l’Aude, Hélène Sandragné, affirment, dans une tribune au « Monde », l’urgence d’organiser durablement le partage de l’eau. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés L’actualité des derniers jours nous le rappelle avec force : notre pays se réchauffe, ce qui signifie que les évènements extrêmes tels que les canicules et les sécheresses vont se multiplier. Les conséquences des deux épisodes de chaleur que notre pays vient de connaître se font déjà ressentir sur les nappes phréatiques. Lundi 29 juin, 92 départements faisaient l’objet de mesures de restriction et 26 d’entre eux sont en situation d’urgence. Demain, cette pénurie en eau pourrait devenir la norme : d’ici à 2050, nous pourrions connaître quatre fois plus de sécheresses que nous n’en connaissions en 1960. Si cette perspective doit nous inquiéter collectivement, elle résonne tout particulièrement auprès du monde agricole. Car lorsque l’eau vient à manquer, les sols deviennent moins fertiles, le niveau de production baisse et les revenus diminuent. Face à ces difficultés et au besoin urgent d’y répondre, le projet de loi d’urgence agricole propose plusieurs mesures pour protéger l’accès des agriculteurs à l’eau. Il vise notamment à faciliter la mise en œuvre de projets de stockage, dès lors qu’ils sont discutés avec l’ensemble des acteurs locaux concernés que sont les agriculteurs, les collectivités ou les associations. Pour autant, les débats autour de ce texte ne doivent pas occulter la question centrale qui leur est sous-jacente : comment organiser, dans la durée, le partage d’une ressource dont la disponibilité évolue sous l’effet du changement climatique ? Plus qu’une diminution uniforme, c’est une véritable arythmie de l’eau qui s’installe, alternant épisodes intenses et périodes plus longues sans précipitations. Cette évolution appelle une adaptation collective de nos usages, non pour les opposer, mais pour mieux les articuler autour d’un même principe : l’eau est un bien commun, au service des équilibres des territoires. Car demain, la tension sur cette ressource nous concernera tous. L’exemple de l’Aude, territoire déjà marqué par la sécheresse et par le risque de désertification, met en avant le besoin de penser la répartition de l’eau à l’aune de l’ensemble des usages qui en sont faits. Il vous reste 56.01% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Monique Barbut, ministre de la transition écologique : « Demain, la tension sur la ressource en eau nous concernera tous »
TRIBUNE. Au moment où le projet de loi d’urgence agricole arrive devant le Sénat, la ministre, le président de la chambre d’agriculture de l’Aude, Ludovic Roux, et la présidente du Conseil départemental de l’Aude, Hélène Sandragné, affirment, dans une tribune au « Monde », l’urgence d’organiser durablement le partage de l’eau.







