Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Un an après la loi Duplomb, un nouveau texte arrive mardi dans l’Hémicycle. Plus de 2 200 amendements ont été déposés sur ce projet, qui pourrait ne satisfaire ni les représentants de la profession ni les protecteurs de l’environnement. Article réservé aux abonnés « Les parlementaires doivent sortir de l’affrontement permanent sur un corps social aussi fragile et stratégique qu’est l’agriculture. » L’ambition affichée par la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, dans un entretien à L’Opinion, lundi 18 mai, sera-t-elle tenue ? L’Assemblée nationale s’apprête à débattre en séance publique, du mardi 19 au vendredi 29 mai, du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles. C’est le troisième texte sur l’agriculture examiné au Parlement en moins de trois ans, après la loi d’orientation agricole, votée en février 2025, et la controversée loi Duplomb sur les entraves au métier d’agriculteur, adoptée en juillet 2025, qui avait fait l’objet d’une pétition signée par plus de 2 millions de personnes. Loin de l’engagement initial pris par Sébastien Lecornu, au cœur des mobilisations agricoles de l’hiver 2025-2026, d’une loi resserrée sur quelques thèmes-clés, ce nouveau texte, copieux, compte 43 articles après ses passages en commission. Il aborde des sujets aussi variés que le foncier et le revenu agricole, l’accès à l’eau, les extensions de bâtiments d’élevage, la prédation du loup, les contrôles aux importations ou la commande publique pour la restauration collective. Il faut « traiter ce qui ne peut plus attendre », a assuré le premier ministre dans une « lettre aux agriculteurs de France » publiée le 7 mai, en avertissant d’un risque : que le texte s’enlise. Une façon pour l’exécutif de se dédouaner d’un éventuel échec parlementaire, au vu des quelque 2 200 amendements déposés avant les débats dans l’Hémicycle. Il vous reste 78.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.