Aller au contenu principalNouveauÀ l’heure où les députés s’apprêtent à examiner le projet de loi d’urgence agricole, Isabelle, qui élève notamment des dindes, raconte son quotidien, entre « paperasse » administrative, oppositions des écologistes et concurrence des volailles importées en France.Isabelle Leballeur est éleveuse à Pruillé-le-Chétif, commune de la Sarthe dont elle est maire. LP/Axelle Debaene« Toc, toc, toc ». Isabelle Leballeur frappe à la porte pour demander l’autorisation d’entrer. Pas de réponse. Elle ouvre. Une marée de jeunes dindes blanches déferle à ses pieds, « ses filles », comme les appelle cette éleveuse de volailles dans la Sarthe. Sa ferme est nichée entre des bois et des champs, à Pruillé-le-Chétif, une commune non loin du Mans dont elle est la maire. Devant la sexagénaire, un immense poulailler de 1 000 m2 sans trappes extérieures s’étend.À l’intérieur, l’air est chaud, une odeur de céréales prend aux nez. Entre les longues allées de mangeoires qui pendent au plafond, 8 500 volatiles glougloutent sur de la paille. Ces dindes ont 42 jours. Dans 78 jours, elles seront envoyées à l’abattoir avant d’atterrir dans nos supermarchés, emballées dans des barquettes Le Gaulois, marque du leader européen de la volaille LDC.Économie