Aller au contenu principalNouveauLe parti de Marine Le Pen embrasse les revendications des syndicats agricoles à l’occasion de l’examen du projet de loi d’urgence agricole. Pas totalement dénué d’arrière-pensée politique à moins d’un an de la présidentielle…La députée RN Hélène Laporte, ici à Paris le 26 mai 2025, lors d'une manifestation des agriculteurs devant l'Assemblée, a déposé quatre amendements pour la réintroduction de l'acétamipride, jugés irrecevables. LP/Olivier ArandelLes lois agricoles se suivent et les votes du RN se ressemblent. L’examen du projet de loi d’urgence agricole cette semaine à l’Assemblée nationale est encore l’occasion pour le RN, qui a déposé 374 amendements, de montrer à nouveau qu’il peut être le porte-parole des attentes des agriculteurs. Quitte à être dans une posture parfois maximaliste, comme lorsqu’il durcit encore les sanctions prévues pour délit d’entrave, perçu par les associations environnementales comme une intimidation contre les lanceurs d’alerte dans les élevages ou dans les abattoirs.« On a toujours été hyperinvestis sur ces sujets », tient à rappeler la députée (RN) Hélène Laporte, cheffe de file de son parti sur le sujet en commission des Affaires économiques. Dans un groupe, met-elle en avant, composé de « beaucoup d’élus de la ruralité », la tête pensante du groupe RN sur ce texte justifie sa mobilisation personnelle sur le rétablissement qu’elle a proposé de l’acétamipride, notamment pour la filière des noisettes : « La noisette, c’est mon département, par exemple. » Interrogée sur toute mobilisation inhabituellement importante, elle botte en touche : « On est très souvent en avant sur les sujets agricoles, rien d’étonnant. » Et celle-ci de témoigner être « beaucoup sollicités (avec son groupe) par les agriculteurs et les syndicats », et avoir été reçue « comme tous les groupes politiques » par les syndicats.Politique