Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement BRUNO AMSELLEM/DIVERGENCE POUR « LE MONDE » Les Décodeurs Les Décodeurs Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Par Assma Maad et Maxime Vaudano Publié hier à 13h57, modifié hier à 15h33 Article réservé aux abonnés DécryptageDepuis la prise de pouvoir de Marine Le Pen en 2011, le parti d’extrême droite peine à afficher une ligne économique claire, au point de brouiller son identité politique et de laisser planer des interrogations sur ses orientations futures. Libéral, ou social ? Défenseur des patrons, ou des classes populaires ? A un an de l’élection présidentielle, dont il est annoncé comme l’un des grands favoris, et dans l’attente de son programme officiel pour cette échéance, le Rassemblement national (RN) est plus difficile que jamais à situer sur le plan économique. Le parti, qui se prétendait autrefois ni de droite ni de gauche, a commencé à déplacer plusieurs curseurs vers la droite et vise, sous l’impulsion de Jordan Bardella, à attirer un électorat plus libéral et à rassurer les milieux économiques. Avec le maintien dans la zone euro, une normalisation et de nombreux renoncements Au début de l’ère Marine Le Pen, à partir de 2011, le programme économique du Front national, l’« ancêtre » du RN, est ancré autour d’une promesse phare : le retour au franc avec la sortie de l’euro, tenu responsable de tous les maux. La mesure est martelée par son tout-puissant numéro deux de l’époque, Florian Philippot, et soutenue alors par l’héritière du parti familial malgré des oppositions internes. Mais le débat raté de l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2017 met en lumière les fragilités d’un projet perçu comme un repoussoir par les acteurs économiques. Il vous reste 85.75% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Comment le Rassemblement national remodèle son programme économique depuis quinze ans
Depuis la prise de pouvoir de Marine Le Pen en 2011, le parti d’extrême droite peine à afficher une ligne économique claire, au point de brouiller son identité politique et de laisser planer des interrogations sur ses orientations futures.








