Monde EuropeOpinion. Si le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella accédait à l’Élysée en 2027, la rupture pourrait être stratégique autant qu’idéologique. Mais nul ne peut en mesurer vraiment l’ampleur tant le parti reste sans doctrine ni programme de politique étrangère crédible.Publié le 12/05/2026 à 05:45bookmarkMarine Le Pen et Jordan Bardella lors d'un meeting du Rassemblement national à l'occasion du 1er-Mai, à Macon.REUTERSL’incertitude liée au verdict du 7 juillet joue sans doute un rôle, mais à un an d’un possible basculement, en matière internationale le flou incohérent du Rassemblement national semble constitutif. Jordan Bardella incarne d’abord une vacuité stratégique – aucune réflexion articulée sur la France comme puissance européenne, aucun corpus sur la dissuasion, les alliances, le multilatéralisme. Il tente de compenser cela par une image de pragmatique "business friendly", rassurant les milieux économiques, en se donnant des airs de Meloni français : ferme sur les questions culturelles, mais raisonnable sur les règles du jeu européen.