La députée de Seine-Saint-Denis Aurélie Trouvé (LFI), à l’Assemblée nationale, le 11 février 2026. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

Des députés du Rassemblement national, de La France insoumise (LFI) et des Ecologistes ont adopté dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 mai un article du projet de loi d’urgence agricole réécrit afin d’interdire toute importation de denrées produites avec un pesticide prohibé en France. La ministre de l’agriculture, opposée à cette réécriture, a fait valoir que le texte ainsi reformulé était contraire au droit européen.

Dans sa version issue de la commission, l’article visait à permettre au ministère de l’agriculture d’empêcher l’importation de denrées comportant des résidus de pesticides, lorsque ceux-ci sont interdits dans l’Union européenne, pour lutter contre la concurrence déloyale.

Un « article positif mais en l’état trop limité », a estimé la députée (Meuse, Rassemblement national) Florence Goulet. Le texte « brasse de l’air », a jugé, de son côté, Aurélie Trouvé (Seine-Saint-Denis, LFI), arguant qu’il ne permettrait pas « l’interdiction systématique de tout produit qui est traité avec des substances interdites en France ».

Elle a donc déposé un amendement de réécriture globale, qui interdit « l’introduction », « l’importation » et « la mise sur le marché » des « denrées alimentaires, produits agricoles, produits horticoles ou aliments pour animaux », produits à l’aide de pesticides ou de « médicaments vétérinaires dont l’utilisation est interdite en France ». Et ce lorsqu’ils sont prohibés au nom de « la protection de la santé humaine, animale ou de l’environnement ».