Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Eau Eau Eau Le projet de loi d’urgence agricole, examiné au Sénat, a été peu à peu étoffé de nombreuses dérégulations environnementales, en réponse aux revendications d’une part de la profession pour un accès encore augmenté aux ressources hydriques. Article réservé aux abonnés Le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles serait-il en train d’échapper à l’exécutif, en particulier sur le front de l’eau ? La copie gouvernementale, qui a commencé à être examinée au Sénat lundi 29 juin, a été peu à peu étoffée de nombreuses dérégulations environnementales, notamment par la commission des affaires économiques du Palais du Luxembourg. Affaiblissement de la protection des zones humides, principe de « non-régression agricole » dans la gestion de l’eau, poids renforcé des agriculteurs dans les instances locales, agences de l’eau placées sous la cotutelle du ministère de l’agriculture… Les ajouts des sénateurs, qui font en partie écho aux demandes de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), reflètent l’offensive d’une partie de la profession sur les très sensibles enjeux hydriques, alors que le réchauffement climatique et la pollution amenuisent l’eau disponible pour tous les usages. « Plus que jamais, la politique de l’eau est définie par le secteur agricole », analyse Sylvain Barone, directeur de recherche en science politique à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Le contexte parlementaire instable s’y prête : le gouvernement, fragilisé sur la scène politique, « craint un nouvel embrasement, et fait des concessions faciles aux syndicats agricoles majoritaires », estime M. Barone. C’est d’ailleurs pour trouver une porte de sortie à la crise agricole du début d’année que l’exécutif a proposé de s’atteler à un nouveau projet de loi d’urgence agricole. Il vous reste 79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le gouvernement dépassé par l’offensive sur l’eau d’une partie du monde agricole
Le projet de loi d’urgence agricole, examiné au Sénat, a été peu à peu étoffé de nombreuses dérégulations environnementales, en réponse aux revendications d’une part de la profession pour un accès encore augmenté aux ressources hydriques.












