Agriculture et alimentation

Mégabassines, captage d’eau pollués, zones humides… le volet « eau » du projet de loi d’urgence agricole adopté le 22 mai vise à sécuriser l’accès à l’eau des agriculteurs irrigants au détriment de toute considération écologique. La gauche, mise en minorité, dénonce un mépris des données scientifiques.

Dans une ambiance souvent électrique, le volet « eau » du projet de loi d’urgence agricole a occupé toute la première semaine de débats à l’Assemblée nationale. Présenté comme une réponse à la colère des agriculteurs qui s’est exprimée cet hiver, le texte, élaboré main dans la main avec la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, vise à sécuriser l’accès à l’eau des agriculteurs alors que les conflits d’usages se multiplient sur le terrain. En déplacement dans les Deux-Sèvres, la ministre de l’agriculture Annie Genevard avait annoncé un texte visant à « apaiser », pour en finir « avec la guerre de l’eau ».