Publié le 02/06/2026 21:57

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Des méga-poulaillers pour produire plus d'œufs, des méga-bassines pour irriguer les cultures : le projet de loi d'urgence agricole a été voté par les députés mardi 2 juin. Attendu par les agriculteurs, il est vivement critiqué par les écologistes.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Nicolas Giraud cultive six hectares de blé et de maïs, très gourmands en eau. À l'approche de l'été, sur sa parcelle, il observe déjà des signes de sécheresse. La loi d'urgence agricole, votée mardi 2 juin par les députés, facilite la construction de réserves d'eau, des petites jusqu'aux géantes. Pouvoir récolter l'eau de pluie, c'est ce que pourrait faire Nicolas Giraud dans son champ en pente. "Le but dans nos projets, c'est de pouvoir justement capter l’eau quand elle est en excès et de pouvoir la stocker dans des réserves et de la restituer l'été au milieu", expose Nicolas Giraud, céréalier, président de l'Association des irrigants de la Vienne.Autre mesure prévue par cette loi pour protéger les troupeaux : autoriser les agriculteurs à procéder à des tirs de défense en cas d'attaque de loup sans en demander l'autorisation. Une disposition très attendue car les attaques sont en hausse, plus de 4 400 recensées l'an dernier et près de 13 000 bêtes tuées.Pour produire plus, la loi d'urgence agricole prévoit également de simplifier l'installation et l'agrandissement des exploitations. En Provence, plusieurs champs de lavande seront bientôt remplacés par des poulaillers. Deux élevages de 25 000 poules pondeuses vont voir le jour avec le soutien de la plupart des habitants. "Si ça peut faire vivre un peu les agriculteurs, autrement que par le classique champ de lavande, ça peut être très bien", estime une femme.Quarante-six articles au total se trouvent dans le projet de loi et, pour les associations de défense de l'environnement, c'est un très net recul. "Chaque année, on détricote un peu plus le droit de l'environnement. Le droit de l'environnement, c'est une base aussi de santé publique parce que l'environnement sain garantit le fait que nous puissions être en bonne santé", rappelle Laure Piolle, animatrice France Nature Environnement. Pour une adoption définitive, le projet de loi sera examiné au Sénat à la fin du mois.