La ministre de l’agriculture, Annie Genevard, visite une exploitation de poireaux dans le cadre des mesures d’aide et de la loi agricole d’urgence, à Créances (Manche), le 22 janvier 2026. LOU BENOIST/AFP
Parmi les sujets inflammables du texte, qui a été durci lors de son passage à l’Assemblée : les pesticides, les stockages d’eau, les agrandissements d’élevage, les tirs sur des loups. Les députés ont largement approuvé en première lecture, mardi 2 juin, le projet de loi d’urgence agricole, un premier succès pour le gouvernement, qui espère voir un certain nombre de mesures corrigées au Sénat.
Le texte a été voté par 369 voix contre 178. Le RN a apporté son soutien au gouvernement tandis que la gauche a unanimement voté contre. Consécutif à la colère des agriculteurs l’hiver dernier, le projet de loi entend leur apporter des réponses concrètes sur de nombreux thèmes, allant de la question de l’accès à l’eau à la lutte contre la concurrence déloyale en passant par la lutte contre la prédation du loup.
Si la FNSEA, le premier syndicat agricole, avait invité les députés à voter le projet de loi malgré sa « faiblesse », la Confédération paysanne, troisième syndicat, leur avait demandé de le rejeter.











